Récupération d'article du 13 septembre 2018
Je n'aime pas la déception. C'est un sentiment déplaisant. Empreint de néant et d'un sentiment d'impuissance. Comme quand on nage dans l'océan et qu'on ne réussit plus à trouver le fond. On se demande sérieusement, si nous allons mourir dans cette eau hostile. En réalité, le monde s'écroule et nous ne sommes plus capables de voir autre chose que notre profonde incompétence. En tout cas, dans mon cas, j'y ai fait un bon biais cognitif. Vous connaissez l'expression «Jetez le bébé dans l'eau du bain». Ben moi, je fais cela souvent. Je laisse tout tomber sans réellement me laisser la chance de continuer. Je réalise que je suis souvent en train de faire un biais cognitif qui s'appelle, le tout ou rien. Pour expliquer ce biais cognitif, je vais y aller avec une petite définition «Pensée sans nuance. Tendance à catégoriser dans les extrêmes blanc-noir, bon mauvais. Mode de pensée extrémiste à la base du perfectionnisme, qui amène la personne à craindre toute erreur ou imperfection et qui incite à se considérer comme incapable, perdant, déchet, raté... » Il faut utiliser le principe de la métacognition pour comprendre que ce n'est pas la réalité. La métacognition est le fait de penser à ses pensées et de les analyser. Dans bien des cas, comprendre que nous sommes en train de faire un biais cognitif aide à tuer le biais cognitif. Par contre, dans l'émotion, il est difficile de faire l'exercice de la métacognition. L'émotion tue la cognition comme mon professeur de psychologie cognitive le dit si bien. C'est comme un oeuf. Notre conscience est représentée par un oeuf et quand l'émotion est bien présente, il ne reste plus beaucoup de place à la cognition pour faire le discernement. Donc, voilà! La déception est un sentiment difficile à vivre.
La déception, c'est en même temps un sentiment de survie. Un sentiment essentiel à un avenir épanoui. Qui n'a pas vécu une fois des déceptions dans leur vie. Il n'y a personne sur la terre. Le sentiment de déception nous force à puiser en nous des ressources qui ne se seraient jamais libérées sinon. On est plus inventif par la suite, plus proactif,etc.. Nos sens se mobilisent et l'on accomplit des choses que la seule force de conscience normale ne serait pas capable de faire. La déception nous force à nous relever et à continuer, malgré l'adversité. Chaque sentiment nous fait grandir, mais celui-là est unique en son genre. Il est difficile à vivre, mais absolument indispensable.
J'ai vécu une situation assez difficile récemment qui m'a questionné sérieusement sur mes choix de carrières. Je ne me croyais pas capable de devenir neuropsychologue, de pouvoir aider les gens. Je me voyais trop instable pour être capable d'aider. Pourtant, je crois que c'est tout le contraire. Il faut des gens qui ont connu l'instabilité pour être capables de comprendre ceux qui sont instables dans leur vie. Maintenant, je vais me consacrer à améliorer mon hygiène de vie pour être en mesure d'aider ceux qui ont des problèmes à ce niveau. Pour la santé psychologique, c'est extrêmement important. Bien dormir, bien manger, faire un peu d’exercice (encore un objectif), voilà des aspects à ne pas négliger. Il ne faut pas oublier la pratique d'activité relaxante. En ce moment, je me canalise dans la peinture. Peindre des chats, quoi de mieux!
Ne lâchez pas vos rêves quand vous êtes déçu d'une situation. Laissez l'émotion passer et éventuellement prenez une décision. Ne faites pas comme moi qui voulait tout lâcher à la première déception. Vous le regretterez.
Amicalement vôtre,
La petite musicière
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