Récupération d'articles du 29 juin 2018
Nous allons continuer ce récit avec l'époque désastreuse du secondaire. Pour les Français qui voudraient lire mes récits, le secondaire s'étale de la cinquième du collège à la première au lycée.
Rappel: Mon début d'adolescence à commencer par un refoulement de sentiments en lien avec de l'intimidation subite à l'école qui m'a fait devenir un peu rebelle.
Quand je suis entrée en 1re secondaire, j'étais bien, mais mes difficultés d'adaptation à l'école en 6e année du primaire ont fait que j'ai dû aller dans une classe à effectif réduit. Ces classes ne sont pas vraiment faites pour des gens comme moi qui ont un trouble du spectre de l'autisme. Elles accueillent souvent des personnes qui ont des difficultés d'apprentissage et des personnes qui ont souvent des problèmes en lien avec leur famille ou en dehors qui rendent difficiles les apprentissages scolaires. Donc, des gens qui ne sont pas vraiment comme moi. Dans cette classe, j'étais bien en termes de personne dans la classe. Cependant, j'étais aussi celle qui avançait tellement vite que j'avais deux chapitres d'avance sur l'avancement dans le programme. Je m'étais fait aussi quelques amies, mais j'avais aussi, parfois, des tendances rebelles. Je dis ceci parce que j'ai eu mes premières retenues. Des fois, il m'arrivait de ne pas faire mes devoirs. Heureusement, cela n'est arriver que trois fois et je n'ai eu qu'une retenue par rapport à cela. Je crois que je ne voulais pas faire mes devoirs parce que ,intrinsèquement, je comprenais déjà la matière. La pire matière pour moi, c'était l'éducation physique. Oh mon Dieu que je haïssais ça! Genre, j'étais du genre à ne pas vouloir faire les activités dans les cours et je finissais souvent mes cours en retenues. Malgré cela, je crois que je ne me débrouillais pas trop mal.
Maintenant, la partie la plus intéressante de mon adolescence fût le déménagement de toute ma famille, le chien et les trois poissons vers l'Alberta, plus précisément, à Cold Lake, et il y a une raison pourquoi ce lac s'appelle comme cela. Hihihihi! Donc, j'avais 13 ans et demi quand j'ai déménagé à 7 jours en voiture de chez moi. Dans ce temps, j'habitais au Saguenay depuis ma naissance. Cette période qui s'est étalée sur un an a été très difficile pour moi. L'autisme ou TSA vient avec des troubles d'adaptation et certains troubles de la communication, en plus d'intérêts stéréotypés. Tout chez-moi, fait pensé aux neurotypiques que je ne sois pas normal. Imaginez l'intégration dans une communauté dont on a commencé à comprendre les rouages. Elle est déjà très difficile. Maintenant, prenez le temps d'imaginer l'intégration dans un milieu anglophone. Inside: on les appelait souvent les têtes carrées parce que les anglophones sont très rigides. Exactly like me. Bon pour vraiment commencer, j'ai dû apprendre l'anglais, car avant j'étais une vraie cruche en anglais. En plus, j'ai dû apprivoiser une nouvelle mentalité. Cette mentalité a toujours été difficile à comprendre pour moi. La vie était très difficile là-bas. Ma mère ne travaillait pas faute de pouvoir comprendre suffisamment l'anglais pour communiquer efficacement. Donc, elle nous faisait des petits plats à la maison. Mon père était rarement présent à la maison. J'avais plusieurs crises par semaines. Je n'avais qu'un ami. De plus, l'école était difficile même dans une école française. On sentait qu'on n'était plus au Québec. Durant la première partie de ma 8e année (ou 2e secondaire au Québec), j'ai effectué un séjour de plus de trois mois en pédopsychiatrie à Edmonton. C'était l'endroit le plus proche qui pouvait accueillir des adolescents. Durant ces trois mois, j'ai passé mes journées à faire des casse-têtes avec ma mère, car j'étais incapable de suivre les cours qui se donnaient en anglais dans l'hôpital. Au fil des mois, on m'a diagnostiqué un syndrome d'Asperger. J'avais 14 ans. C'est avec cette visite à l'hôpital que j'ai pu avoir l'aide d'un psychiatre bilingue qui a pu me suivre. J'y allais aux 2 mois. La route me durait 3 heures. Par contre, j'étais suivi et ça, c'était bien. J'ai continué à suivre ma scolarité pour la deuxième partie de l'année avec l'aide d'une éducatrice spécialisée. Elle m'aidait beaucoup et j'ai pu finir mon 2e secondaire grâce à elle. En ajoutant mon père qui m'a aidé à finir mes mathématiques en anglais. Même en avion, il travaillait.
On m'a dit un jour en Alberta qu'on allait en vacance dans ma famille pour un petit bout. Ce que je ne savais pas, c'était que mon père avait demandé un posting (changement de base) vers Bagotville pour des raisons familiales (en partie à cause de moi et des services et du coût de la vie beaucoup trop élevé (mon père avait trois emplois: dans l'armée, au Wal-Mart, et au Canadian Tire et malgré cela nous avions de la misère à arriver)). Quand j'ai appris qu'on restait au Saguenay, j'étais vraiment triste, parce que je commençais à parler en anglais avec les autres. Un an de plus là-bas et j'aurais été parfaitement bilingue. Malgré qu'aujourd'hui, mes intérêts spécifiques (Eurovision) ont amélioré mes habilités linguistiques en langue anglaise. Toute cette expérience m'a fait comprendre qu'il faut profiter de chaque moment. J'ai adoré mon expérience en Alberta et je recommande à tout le monde des échanges ou des voyages dans l'Ouest canadien.
Je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui. Je crois que l'expérience en Alberta a été suffisamment de texte pour vous sustenter pour la prochaine fois. Je ne sais pas si je devrais passer à un article par semaine pour l'été. Vous pouvez me donner des avis en commentaire sur la question.
Défi des deux semaines: Arrêtez-vous et profitez du moment pour vous poser des questions sur vos aspirations! Notez les buts à court, moyen et long terme de votre vie! Note: Adapter les buts selon les changements dans votre vie.
Je vous souhaite de profiter pleinement de l'été. En direct du chant des oiseaux!
Amicalement vôtre,
La petite musicière
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