Récupération d'article du 30 mars 2018
Bonjour,
J'ai longtemps hésité à faire cet article, mais je crois que ça peut être une source motivation pour beaucoup de gens qui visite mon blogue. Donc, c'est parti pour une première partie dans ma vie tellement rocambolesque. Premièrement, je dois dire que je suis une fille extrêmement chanceuse. Je suis née le 13 mai 1993 à 7h07 et je pesais 7h pile. Juste pour dire que la fille à l'a pas mal de 7 dans sa vie et chance. Ce n’est pas tout le monde qui naît exactement à 7h07 et qui pèse exactement 7 livres.
Dans mon enfance, j'étais extrêmement renfermé sur moi-même. Le contact des autres ne m'intéressait aucunement. Je ne regardais jamais dans les yeux et j'ai commencé à parler assez tard. Pourtant, j'ai appris à lire plus tôt que la majorité des enfants et par moi-même comme si c'était inné chez moi. Je me souviens que je m'amusais à imiter mes parents qui écrivaient. J'essayais de faire comme eux sans former vraiment des lettres. Mes grands-parents me lisaient des histoires que je finissais par savoir par coeur tellement j'avais une mémoire photographique et à force de répétition. En effet, quand j'aimais un livre, je pouvais le demander encore et encore sans me lasser du livre. Mon grand-père, même aujourd'hui, se souvient de la facilité que j'avais à apprendre et mémoriser les livres.
Plus tard, j'ai intégré l'école Félix-Antoine Savard au Saguenay pour ma maternelle. J'étais une élève extraordinaire même a cette époque. En 2012, lors de ma première conférence, ma professeur de maternelle était présente et elle était tellement fière du chemin que j'avais parcouru. Elle était évidemment surprise de savoir que j'étais autiste. Par contre, elle a toujours cru en moi, même si à l'époque on ne savait pas que j'étais autiste. Je me souviens peu de ma maternelle et des années subséquentes. Je me souviens seulement de bout de ma 5e année. En 5e année, j'étais vraiment le mouton noir de la classe. On riait de moi parce que j'ai eu mes menstruations à 10 ans. Je leur disais que ça n’avait pas rapport de rire de ça. Que les filles aussi allaient l'être et tout, mais on aimait trouver n'importe quel prétexte pour rire de la fille rejet.
En 6e année, la situation à vraiment dégénéré. J'ai tellement été persécuter par les autres que j'ai fini par être moi-même une persécutrice. C'était comme une réaction d'autodéfense. Je haïssais l'école. Je m'amusais à briser les règles et inventer de nouvelles insultes pour leur faire vivre ce qu'il m'avait fait vivre. J'étais déchaîné. Je volais les effaces et crayons des autres et même du prof. J'avais un ami qui faisait exprès pour qu'on vole n'importe quoi. La naïveté était très présente à cette époque. J'allais me cacher en dessous des escaliers pour ne pas aller en récréation et le pire c'est que personne ne remarquait mon absence. Je me tenais avec les rejets (dont ma meilleure amie elle aussi qui était rejet). Je me souviens qu'il avait une fille que tous les gars voulaient avoir. Moi et ma meilleure amie on était carrément choqués. Je tiens à dire qu'il est difficile pour moi de parler de cette époque, car j'étais carrément blessé de l'intérieur. Les choses se sont tassées en 1ere secondaire, mais on sentait encore ma fragilité et ma naïveté. Cette même année (en 6e année), j'ai appris qu'il ne fallait jamais effacer les démarches en mathématiques. La prof n'avait pas marqué dans la question: «indiquez vos démarches». Même à cet âge, j'avais des signes d'autistes. Si des profs regardent mon article, svp insérez des précisions. Les choses ne sont pas toujours faciles à comprendre pour un autiste.
La suite sera publiée bientôt! J'aborderais l'époque du secondaire qui sera très long à mon avis et très enrichissante. En effet, ce fut l'époque où mon comportement à changer une première fois. J'espère que ça vous a plu. C'est difficile à partager, car ce n'est plus ce que je suis maintenant. Vous allez voir le contraste dans les prochaines parties. À bientôt!
Amicalement vôtre,
La petite musicière
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